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Sur l'écriture #2 : le choix du titre

Dernière mise à jour : 16 nov. 2022

Quand j’étais ado, l’exercice qui consistait à trouver un titre pour une rédaction, une dissertation, était pour moi un calvaire 🤮.

Trouver un titre, je ne sais pas faire. Certains ont l’art de la formule, pas moi.

Voyez plutôt.


Mon premier livre s’est d’abord intitulé Pornstar avant de devenir pornstar., sans majuscule et avec un point, renforçant ainsi l’ironie du titre. Pas trouvé mieux... mais je n'imaginais pas cette tentative brouillone et hasardeuse d'écriture, si vite acceptée par un éditeur.


Mon deuxième livre s’est longtemps appelé (1834) Palach, en référence à l’astéroïde découvert par l'astronome Luboš Kohoutek. Avant de devenir La Vie brève de Jan Palach, en hommage à Florence Delay et ses passionnants cours universitaires sur les Vies Brèves.


Pour le troisième, c’était plus galère.😅

👎 Il a d’abord eu pour titre Spirale. Sauf que la construction du roman est plus proche d’une ascension que d’une spirale. Next !

👎 Puis Les hommes perdus. Efficace, représentatif, mais mou.

👎 Puis La complainte des hommes perdus. Mouais. Vous avez envie de lire une complainte, vous ?

👍 Puis Jusqu’à ce que ta mort nous sépare. Pas mal, ça… Zut, déjà pris !

👎 Puis Les hommes se meurent en bas. Ironie : checked. Reflet des personnages : checked. Mais Hugo et son Ruy Blas n’ont rien à faire là.

👍 👍 👍 Avant qu’en octobre dernier lors d’un concert, je ne redécouvre la chanson « La chanson des vieux amants », de Jacques Brel, et lui pique son premier vers, Bien sûr, nous eûmes des orages. Ça c’est bon ! Très bon, même ! Et même si je sacrifie ainsi à la petite mode des titres / chansons (« On la trouvait plutôt jolie », « Rien ne s’oppose à la nuit », …).


▶ Ce qui souvent m’amuse, c’est de constater que j’ai besoin d’un titre, même provisoire, pour me lancer dans un projet (ainsi je conserve dans un répertoire les fichiers Word de : Adieu l’Eden, La Disparition, My Sweet lord, The Geek & the Gay, Vigilante, Fête foraine, Comment oublier que je vais mourir, etc., autant de manuscrits entamés, parfois de quelque lignes, que je reprendrai un jour... Ou pas 🤣).

Mais ce titre évoluera pendant des mois, des années, et ce n’est qu’à la fin de l’écriture du livre que je saurai exactement celui qui conviendra le mieux.


[Rendons ici hommage à ma prof de français de première, Mme Benmayor, qui nous l'affirmait :

« le titre, c’est à la toute fin qu'on le trouve ! ».

Et à Philippe Djian, qui dit plus ou moins la même chose (mais je ne retrouve pas la citation). Quand deux des personnes qui ont le plus compté pour vous, d’un point de vue littéraire du moins, s’entendent sur un sujet, on peut supposer qu’ils ont raison. Non ?]


Le choix du titre, c’est aussi la même galère pour vous ?

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